Le 19 mai restera, peut être pour toujours, inscrit dans l’histoire de 2 entreprises que tout va maintenant opposer. À ma droite, j’ai nommé dans le camp des États-Unis Google, une des entreprises les plus célèbres au monde, notamment pour son moteur de recherche et le fameux Android. À ma gauche, dans le camp chinois, Huawei, deuxième constructeur de téléphones au monde.

 

Tout commence à la Maison Blanche. Un président, le [choisissez un adjectif] Donald Trump, décide de placer l’entreprise Huawei (qui possède aussi la marque Honor) sur liste noire. Huawei n’est pas seulement un fabricant de téléphones, c’est aussi le numéro 1 des équipements en matière de 4G et de 5G, un géant concevant PC’s et tablettes, en somme le fleuron technologique chinois. L’entreprise est soupçonnée depuis plusieurs mois d’espionnage sur ses clients, et lui sont aussi reprochés ses liens très étroits avec le parti communiste chinois. L’entreprise est suspectée depuis 7 ans d’introduire des portes dérobées dans ces équipements. Les États-Unis avaient commencé à interdire la commercialisation de produits Huawei aux USA il y a 6 ans.

 

Cette liste noire interdit à toute entreprise américaine de commercer avec les entreprises qui y sont inscrites. Google fait donc savoir par l’agence Reuters qu’Android sous sa forme traditionnelle ne sera plus disponible sur les futurs téléphones Huawei. Il existe en effet 2 versions d’Android : celle connue par tous (comprenant les services Google comme Maps, YouTube ou le Play Store) et une version libre de droits (Android Open Source Project). Google suspend ainsi toutes ses activités commerciales avec Huawei.

 

Coup de tonnerre pour tous à l’annonce de cet arrêt brutal des services de Google sur les smartphones de la marque chinoise, dont les derniers smartphones avaient connus un franc succès. Mais Huawei se veut rassurant : les téléphones actuels continueront de recevoir les mises à jour de sécurité (en revanche, il n’est plus question d’Android Q pour les P30/P30Pro), les services Google resteront opérationnels sur les téléphones actuels. Les plus à craindre seront donc les futurs acquéreurs des smartphones de la marque. Cependant, rassurez-vous, ne sont pas concernés les produits encore en stock.

 

Le lendemain, l’administration américaine fait marche-arrière et laisse un délai de 3 mois à l’application du décret. En effet, de nombreux opérateurs américains utilisent encore des bornes 4G Huawei, et ne peuvent donc se passer de ce matériel immédiatement. On sait que Huawei avait anticipé cette interdiction, et a commencé à construire son propre OS.

 

Cette confrontation n’est que le reflet de la guerre commerciale qui se tient actuellement entre les États-Unis et la Chine. Alors que Huawei ne pourra plus se fournir chez Google pour l’OS, Intel et Qualcomm pour les processeurs, peut-être du taïwanais TSMC pour ses puces, un appel à boycotter des entreprises américaines comme Apple a été lancé en Chine. Les consommateurs les plus touchés ne seront pas les Américains, sol sur lequel Huawei a peu d’implantation, ni les Chinois, qui ne pouvaient dors et déjà pas accéder à YouTube, au Play Store tel que nous le connaissons ou à Google Search. En France, il est fort probable que les téléphones Huawei disparaissent du marché progressivement.

Source 01net.com

Par Pierre CHEVET

N’hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire ! (Et à nous proposer le meilleur adjectif pour décrire le président des USA)


2 commentaires

Louka · 17/06/2019 à 21:39

Un peu putaclic 😉 , c’est plutôt une guerre entre les USA et la Chine, Google cherche d’ailleurs des solutions avec le constructeur Huawei.

Staff Numérique · 17/06/2019 à 21:43

L’article a été écrit juste après une annonce de bannissement total de Huawei. Comme ton commentaire le précise, la tension s’est désormais abaissée…

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