Il y a un an et demi, une série d’interviews « Métiers du futur » démarrait à St Do : les élèves du Staff avaient choisi d’interviewer Severine Goarnisson, enseignante d’anglais, précédemment consultante en relations presse et médias sociaux. L’objectif de cette série d’interview est de permettre aux élèves du lycée de découvrir l’évolution des rôles professionnels au XXIème siècle, et de rentrer en contact avec des personnes exerçant des métiers innovants dans le numérique et dans des secteurs émergents. Un grand merci à Mme Goarnisson pour avoir inauguré cette série d’interview, et bonne lecture à tous !

Inteviewers : TITOUAN MARTIN / NICOLAS GASNIER

Interviewé : Severine Goarnisson

Intitulé de votre poste dans le domaine du numérique : Consultante en relations presse et médias sociaux

En quoi cela consiste ?

Ma mission consistait à accompagner les entreprises à définir une stratégie de communication et à entrer en relation avec les influenceurs comme par exemple les journalistes, les analystes mais aussi les blogueurs.

S’agit-il d’un métier qui existait déjà et qui a évolué avec l’arrivée du numérique ? / S’agit-il d’un métier qui n’existait pas avant, et qui existe depuis l’arrivée du numérique ?

Le métier de consultant en relations presse existe depuis très longtemps mais la montée en puissance du web 2.0 a évidemment contraint les acteurs de ce métier à redéfinir leurs champs de compétences et leur zone d’action. L’émergence des réseaux sociaux et l’interaction des internautes avec les marques ont obligé les attachés de presse à repenser les stratégies de communication de leurs clients. Nous sommes entrés dans une ère où le consommateur est acteur, désireux de s’exprimer et d’échanger avec la marque. Il faut donc engager la conversation, être ouvert à la critique et être prêt à y répondre rapidement. Notre façon de communiquer a changé cependant l’essence même du métier n’a pas changé. Elle reste centrée sur la relation.

Quel est la plus-value du numérique dans ce métier ?

Pour l’attaché de presse, il est indéniable que les outils numériques et les réseaux sociaux lui permettent désormais de diffuser plus rapidement du contenu sur un plus grand nombre de plateformes, de générer une plus grande couverture, de gérer un nombre plus élargi d’influenceurs et de plus facilement évaluer la réussite de sa campagne par des indicateurs simples : le nombre de likes, de clics, de retweets.

Qu’est-ce que vous aimiez dans ce métier ? Qu’est-ce que vous n’aimiez pas ?

J’ai tout aimé dans ce métier : la richesse des relations avec les journalistes, avec les blogueurs, la relation avec les entreprises et notamment la capacité à les faire réfléchir aux enjeux de la communication et les amener à oser des campagnes de communication innovantes.

Quelle est votre formation ?

J’ai étudié les langues étrangères à l’université catholique de l’ouest. Mon ancien métier est le résultat de rencontres enrichissantes et d’opportunités incroyables.

Comment imaginez-vous ce métier dans 10 ans ?

C’est un métier dont les contours ne cessent d’évoluer, donc j’imagine que les relations presse sauront s’adapter à toutes les révolutions numériques à venir.

Comment cette expérience professionnelle influence votre manière d’enseigner aujourd’hui ?

Elle m’assure une certaine aisance dans la manipulation des outils numériques et dans l’envie de trouver des synergies entre des applications innovantes du quotidien et des applications à caractère plus pédagogiques.


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